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24/08/2012

Never Sky (V. ROSSI)

« Par-delà la Capsule, ils appelaient ce monde l’Usine de la Mort… »

A la suite d’une machination politique, Aria se retrouve, à seize ans, bannie de l'univers protégé de la cité de Rêverie. Orpheline de père, sans nouvelles de sa mère Lumina, Aria sait que ses chances de survie à l'extérieur sont minces. Au dehors, des orages électriques grondent, l'air semble irrespirable et des cannibales rôdent. Pourtant,  Aria va rencontrer Perry, qui par trois fois va lui sauver la vie. Il est ombrageux, il est sauvage – mais il est son seul espoir de rester en vie. Chasseur aux sens surdéveloppés, très adapté à ce monde du dehors, Perry ne voit en Aria qu'une fille fragile, comme toutes les « Sédentaires ». Mais elle est la seule qui pourrait l'aider…

Un peu lent dans son démarrage, l’auteur ayant choisi de consacrer en alternance un chapitre à la jeune fille, Aria, et un chapitre au jeune homme, Peregrine dit Perry, l’histoire ne commence vraiment que lorsque les deux histoires fusionnent, c’est-à-dire que les héros commencent leur voyage ensemble. Chacun a une motivation différente, pour elle, il s’agit de retrouver sa mère, pour lui de sauver son neveu, mais à travers ce cheminement, et les rencontres qu’ils vont faire, ils vont peu à peu apprendre à se connaître et s’apprécier.

Les personnages d’Aria et de Perry sont aussi attachants l’un que l’autre, elle, la « Sédentaire » contrainte de s’adapter dans un monde brut et hostile, lui, le « Sauvage » aux sens exacerbés ; tous deux sont porteurs d’histoires de souffrance, chacun à leur manière, et tous deux découvrirent ensemble leurs similitudes et leur complémentarité. Autour d’eux, les personnages se succèdent, certains bons, d’autres mauvais, mais toujours animés de motivations qui les justifient, et c’est là une des réussites de ce premier roman.

Véronica ROSSI est parvenue avec ce Never Sky, premier volume d’une trilogie, à rendre cet univers de science-fiction réel et proche de nous, à créer des héros dont on attend avec impatience les prochaines aventures, la fin étant particulièrement alléchante, et à nous faire réfléchir sur notre société et ses évolutions. Une lecture passionnante !

Je dois te parler d'autre chose, Aria. De quelque chose que tu voulais savoir depuis si longtemps. Mon travail. (Lumina eut de nouveau un sourire fugace.) Tu dois être ravie d'entendre ça. Je dois commencer par les Domaines. Le CAC les a créés pour nous donner une illusion d'espace quand nous avons été forcés de rejoindre les Capsules, au moment de l'Unification. Comme tu le sais, les domaines étaient uniquement destinés à reproduire le monde que nous laissions derrière nous, mais les possibilités offertes se sont révélées bien trop séduisantes pour ne pas les exploiter. Si bien que nous nous sommes offert  la faculté de voler. De voyager d'une montagne enneigée à une plage tropicale, uniquement par la pensée. Et pourquoi ressentir la douleur quand on peut s'en dispenser ? Pourquoi subir tout le poids d'une peur bien tangible, si on ne risque absolument pas de se faire mal ? Nous avons amplifié tout ce que nous jugions bon et retiré le mauvais. Ce sont les Domaines tels que tu les connais. Plus vrai que nature, selon l'expression consacrée.

Véronica ROSSI, Never Sky

Nathan

384 pages – 16,50 €

Titre  original : Under the NeverSky – Paru en 2012 – Traduit en français en 2012

L’auteur : Véronica ROSSI est née à Rio de Janeiro au Brésil. En grandissant, elle a vécu dans de nombreuses villes et pays du monde et elle s'est finalement installée en Californie du Nord avec son mari et ses deux enfants. Never sky est son premier roman. Il a été distribué dans plus de vingt cinq pays à ce jour et les droits cinématographiques ont été cédés à la Warner Bros.

Blog de l’auteur : http://veronicarossibooks.blogspot.fr

10:45 Publié dans Science-fiction | Lien permanent | Tags : nathan, rossi, adolescents, survie | |  Facebook | | |

12/07/2012

Coeur mandarine

« Avez-vous déjà souhaité quelque chose tellement fort que ça vous fait mal ? »

Summer a treize ans. Contrairement à sa sœur jumelle Skye, la narratrice de Cœur guimauve, passionnée de mode vintage, elle n’a qu’une passion : la danse. Après avoir connu un premier échec pour intégrer une école de danse au moment du divorce de ses parents, voici son rêve est sur le point de devenir réalité : elle est sélectionnée pour les examens d'entrée à une prestigieuse école de danse. Mais, pour elle qui a l'habitude d'être la sœur parfaite aux yeux de ses sœurs, la pression est grande. Et ni sa grand-mère, aux commandes de la famille pendant que Paddy et sa mère sont en lune de miel, ni sa grande sœur Honey en pleine crise d'adolescence, ne se rendent compte que Summer est envahie par le stress. Le seul qui y prête attention, c'est son ami Tommy…

Troisième volume de la série, les Filles au chocolat, après Coeur Cerise et Coeur guimauve, Cœur mandarine renouvelle avec brio cette histoire de famille. Moins centré uniquement sur la vie intérieur d’un personnage, comme l’était l’histoire de Skye (un peu languissante, il faut bien l’avouer) cet épisode montre avec beaucoup de subtilité les difficultés de celle élue au collège « la fille qui a le plus de chance de réussir » et qui se révèle rongée par l’angoisse de ne pas y arriver et dévorée par le doute.

A travers le personnage de Summer, Cathy CASSIDY aborde la question des séquelles d’un divorce sur une petite fille de sept qui se croit responsable de beaucoup de choses, le désir de contrôle absolu de son corps jusqu’à l’anorexie et le déni, associé au rejet de ceux qui tendent la main vers elle.

Moins sucré, moins fleur-bleue, mais plus tourmenté, plus épidermique, ce Cœur mandarine est un très jolie surprise là où un auteur aurait pu se laisser porter par la facilité.

- Tu me parais juste un peu stressée, c’est tout. C’est tellement énorme, tout ça. Mais comme je te l’ai déjà dit, c’est le destin qui décide. Si ça doit arriver, ça arrivera. Sinon… il faudra bien l’accepter.

Ce n’est pas ce que j’ai besoin d’entendre. Je ne vais pas rester là à attendre que le destin dirige ma vie. C’est à moi de prendre les choses en main.

- Fais de ton mieux, évidemment, conclut Jodie. Mais il ne faut pas non plus que ça obsède.

Sauf que c’est un peu tard. Je n’ai jamais été aussi près d’accomplir mon rêve de petite fille. Ce n’est pas le moment de relâcher la pression. Dans quinze jours, cette audition sera du passé, alors en attendant, je n’ai pas le choix : je dois mettre toutes les chances de mon côté.

- Tout ce que je veux, c’est entrer dans cette école, je déclare. Je dois leur prouver que je mérite une place. Alors je ferai tout pour y arriver !

- Moi aussi, répond Jodie en entamant une autre brioche. Je suis prête à tout.

A tout sauf à limiter les calories visiblement.

Cathy CASSIDY, Cœur mandarine.

Nathan

280 pages – 14,50 €

Titre  original : Summer’s Dream – Paru en 2012 – Traduit en français en 2012

Feuilleter un extrait : http://www.nathan.fr/feuilletage/?isbn=9782092540916

L’auteur : Cathy CASSIDY a écrit son premier livre à l’âge de huit ou neuf ans, pour son petit frère, et elle ne s’est pas arrêtée depuis.

Elle a souvent entendu dire que le mieux, c’est d’écrire sur ce qu’on aime. Comme il n’y a pas grand-chose qu’elle aime plus que le chocolat… ce sujet lui a longtemps trotté en tête. Puis, quand une amie lui a parlé de sa mère qui avait travaillé dans une fabrique de chocolat, l’idée de la série « les Filles au chocolat » est née !

Cathy vit en Ecosse avec sa famille. Elle a exercé beaucoup de métiers, mais celui d’écrivain est de loin son préféré, car c’est le seul qui lui donne une bonne excuse pour rêver !

Site de l’auteur (en anglais) : http://www.cathycassidy.com

09/07/2012

Azami - Le coeur en deux (M. CANTIN et Isabel)

« Nayako entre dans le parc en courant. »

A la mort de sa mère, Azami, a été confiée à sa grand-mère paternelle, un peu sorcière et vit depuis quatorze ans au pied du mont Kaïdo, dans la campagne japonaise. Les vacances arrivant, elle a plein de projets avec son amie Nayako mais ces derniers sont bouleversés par la proposition de son père qu'elle ne voit que très rarement : un voyage en France chez des amis franco-japonais ! Pour Azami, c'est le choc des cultures. Les cheveux verts de Myo, la fille des amis de son père, forment un drôle de contraste avec ses habits d'enfant sage. Et les sortilèges de sa grand-mère sont une bien piètre protection contre les « pièges » de la vie française. Comble de malchance, voici qu'Azami tombe amoureuse du petit ami de Myo…

Un peu simpliste à première vue, avec des clichés bien présents, Azami est un très joli petit roman autour de la civilisation japonaise, du poids des traditions et de la difficulté de grandir. La jeune Azami va être brutalement confrontée à une grande ville qui la fait rêver, mais qui la terrifie aussi, à des jeunes gens qui sont aux antipodes (dans tous les sens du terme) d’elle même et même à un père dont elle ne comprend pas toutes les décisions…

Maladroite, timide, prompte à se replier sur elle même, elle offre un contraste parfait avec Myo, une autre jeune Japonaise mais née à Paris, qui rejette avec véhémence « tous ces trucs débiles ». Pourtant les deux vont se retrouver sur certains points…

La narration alterne entre la troisième personne et les lettres qu’échangent Azami et sa grand-mère, aussi savoureuses les unes que les autres, la première révélant sa désorientation et la seconde tentant à tout prix de faire des offrandes au génie de l’ordinateur pour le remercier de transmettre ses messages !

Azami – Le Cœur en deux est une jolie lecture qui saura séduire les « petits » lecteurs et les fera voyager…

Azami est à deux doigts de s’évanouir.

« La France est sale », se surprend-elle à penser. Ces mots s’affichent dans sa tête comme une enseigne aux néons clignotants. Tout lui paraît souillé, crasseux. Les odeurs deviennent insupportables, et pas seulement celles de son voisin. Au Japon, les trains sont d’une propreté irréprochable, astiqués par une équipe de nettoyage qui salue les voyageurs avant leur départ. Il n’y a pas de détritus sur le sol. Les gens utilisent des éventails afin de ne pas transpirer. Les hommes s’épongent le visage. Et les Japonais sont certainement les plus grands consommateurs de déodorants du monde !

- Tu es malade ? s’inquiète Myo.

- N… non, bafouille Azami. I… il faut juste que je m’habitue.

« Voyager, c’est accepter les différences », se répète-t-elle en détournant tout les mêmes les yeux des aisselles humides de son voisin. « Je dois m’adapter à la vie française. »

Marc CANTIN et Isabel, Azami – Le Cœur en deux.

Nathan

215 pages – 7€

Paru en 2012

L’auteur : Marc CANTIN vit à Plélan-Le-Grand (35) dans la forêt de Brocéliandre. Il a été animateur pour handicapés et dessinateur de BD. Il se consacre totalement à l’écriture pour enfant depuis 1996. (Source Ricochet)

Site de l’auteur : http://cantin.over-blog.com

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01/07/2012

Time Riders - Le Jour du prédateur (A. SCARROW)

« Ils entendirent le grondement déferler dans la cage d’escalier comme une locomotive. »

Après avoir réussi leur première mission et sauvé le monde, les Time Riders doivent désormais se débrouiller seuls : Foster, leur recruteur-mentor, les a laissé voler de leurs propres ailes. Ils sont désormais autonomes, puisque n’ont même aucune idée quant à l’existence d’autres agences comme la leur. Pour leur nouvelle mission, il s’agit cette fois, d’empêcher l’assassinat, à quinze ans, d’Edward Chan, le futur inventeur du voyage dans le temps. Mais pour cette première mission en solo, Maddy va commettre une erreur et bloquer Liam soixante-cinq millions d’années en arrière, à l’époque des dinosaures…

Le premier Time Riders était passionnant, ce deuxième volume est tout bonnement extraordinaire ! Alex SCARROW joue avec maestria de la confusion temporelle, alternant les épisodes de l’époque préhistorique avec la « bulle temporelle » où sont bloquées les deux filles, les dix et onze septembre 2001. Une fois de plus Liam doit faire preuve d’ingéniosité pour envoyer un message mais il est cette fois confronté à des créatures absolument terrifiantes, une espèce de chaînon manquant entre l’homme et l’animal, dotée une capacité cérébrale à la hauteur des nôtres et qui nous laisse terrifiés quant à ce qui aurait pu se passer si elles…

Car c’est toute la force de ce deuxième tome : on y croit vraiment et la science-fiction laisse place au doute du « et si… ». Les deux personnages féminins passent davantage en arrière-plan, au profit de Liam, héros chevaleresque malgré lui, et notamment de sa révélation finale. Quant à l’auxiliaire, c’est cette fois une « Bobette », puisque Sal s’est emmêlée dans les éprouvettes entre XX et XY, mais elle est aussi performante que le premier… et bien plus séduisante !

Si le premier roman de la série avait su d’emblée mettre en place des situations et des personnages convaincants, ce deuxième tome est largement à la hauteur, creusant les situations et apportant du vertigineux à la situation. Vivement le troisième !

Il prit une grande inspiration.

- Il faut que tu comprennes qu’on n’a pas le choix. Ça m’étonnerait que Sal et Maddy se mettent à chercher des fossiles dans tout le Texas. C’est forcément quelqu’un d’autre qui les trouvera. Et la seule façon de l’acheminer vers elles, c’est de donner ces renseignements.

- Vous savez, intervint M. Kelly, ce genre d’information est d’une puissance redoutable – je parle de la révélation de l’existence des voyages dans le temps et du fait que des humains se soient trouvés à l’époque des dinosaures. C’est une information qui peut changer la face du monde, Liam. Vous comprenez ça, n’est-ce pas ? Vous nous avez parlé de contamination et d’ondes temporelles, et du reste. Est-ce que ça ne va pas… ?

- Bien sûr, coupa Liam. C’est justement pour lutter contre ce genre de cauchemar qu’on a été recruter : la contamination  historique.

- Et pourtant, c’est ce que vous allez provoquez.

- Je sais bien, mais on n’a pas le choix.

Il regarda Edward Chan, calmement assis entre Leonard et Juan.

- Le film de l’Histoire a déjà été bien endommagé. Qui sait dans quel état se trouve le futur à l’heure qu’il est ? Et, c’est vrai, en gravant délibérément un message dans le sol, on risque vraiment d’aggraver les choses. Mais – et j’ai mis longtemps à m’en rendre compte – le temps, c’est comme, je ne sais pas, moi, un liquide. C’est fluide. Ce qu’on peut changer peut l’être tout de suite, à condition qu’on sache où aller et quoi faire, et bien sûr à condition d’avoir une machine à remonter le temps.

Alex SCARROW, Time Riders – Le Jour du prédateur.

Nathan

445 pages – 15,50€

Titre original : Time Riders : Day of the Predator  – Paru en 2010 – Traduit en Français en 2012

Découvrir un extrait : http://www.nathan.fr/feuilletage/?isbn=9782092536872

L’auteur : Alex SCARROW a été guitariste de rock. Puis graphiste. Puis concepteur de jeux vidéo. Puis auteur. Il a ainsi écrit plusieurs thrillers pour adultes et des scénarios. Time Riders est sa première série de romans pour jeunes adultes. Pour son plus grand plaisir, il y explore les idées et concepts avec lesquels il travaillait déjà dans l’univers des jeux ;

Il vit à Norwich, en Angleterre, avec son fils Jacob, sa femme Frances, un chien très méchant et un énorme rat.

Site de l’auteur : http://www.scarrow.co.uk

07/06/2012

En avant les filles ! (S. MIRZA)

"Naître fille... pas toujours facile !"

C'est ce que nous explique ce livre de Sandrine MIRZA, illustré par Isabelle MAROGER. Son objectif ? nous faire comprendre l'histoire des femmes et les enjeux du féminisme, et inviter les adolescentes à devenir des femmes avec fierté, enthousiasme et ambition.

A travers des dossiers sur les grands moments qui ponctuent la vie des femmes ainsi que des portraits de grandes figures féminines, on peut aussi aborder la question de la naissance, l'éducation, le corps, l'apparence, le travail, le couple, la politique, et d'autres encore...

L'ouvrage est très agréable à feuilleter...

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tout à fait instructif...

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et peut être lu aussi bien par des filles que des garçons. A travers des portraits, des analyses, des chiffres, toute la condition fémine est passée en revue et l'ensemble se révèle captivant !

Sandrine MIRAZ, En Avant les filles !

Nathan

96 pages -16,90 €

Paru en 2012

L'auteur : Sandrine MIRZA est historienne. Elle est titulaire d’une maîtrise d’Histoire de l’université Paris I - Panthéon-Sorbonne et d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Histoire de l’université Paris VII – Jussieu. Elle est diplômée de l’Institut Français de Presse. Elle a travaillé six ans aux éditions La Découverte – Syros. Elle se consacre aujourd’hui entièrement à son activité d’auteur, spécialisé en Histoire.

L'illustratrice : Diplômée de l'école Emile-Cohl, Isabelle MAROGER travaille depuis régulièrement pour la presse et l'édition jeunesse (Milan, Lito, Hatier...). Ce qu'elle aime, c'est créer des images et des bandes dessinées qui font sourire. Parallèlement, elle donne des cours de bande dessinée à des enfants entre 8 et 15 ans à Lyon où elle vit actuellement.